Séminaire sur les relations patronat-syndicat et la politique du travail ITUC-CC/JILAF au Cambodge

Allocution d’ouverture du vice-secrétaire, M. Saito

La JILAF et l’ITUC-CC (Conseil cambodgien de la Confédération internationale des syndicats) ont organisé conjointement un séminaire en ligne sur les relations patronat-syndicat et la politique du travail le 24 novembre 2021, avec la participation de 74 personnes connectées depuis Phnom Penh.

Lors de la cérémonie d’ouverture, des allocutions ont été données par le vice-secrétaire de la JILAF M. Saito, le directeur général de la CAMFEBA, le second secrétaire de l’Ambassade du Japon au Cambodge M. Izumi (texte lu par la JILAF), le président de la CCU, le président de la CCTU, le président de la CLC et le secrétaire adjoint du ministère cambodgien du Travail et de la Formation professionnelle, dans lesquelles ils ont relevé que le séminaire allait contribuer à la stabilité de l’emploi et à l’établissement de relations patronat-syndicat constructives au Cambodge et souligné, notamment, la nécessité de la coopération entre le gouvernement, les syndicats et le patronat en vue de reconstruire l’économie post-Covid.

Ensuite, la CCTU, la CCU et la CLC ont chacune donné des présentations en lien avec la sécurité de l’emploi et les relations patronat-syndicat constructives, qui ont permis de transmettre les points suivants.
CCTU : bien que, durant la pandémie de Covid-19, des travailleurs (en particulier les « travailleurs à risques élevés » comme les employées et les jeunes employés) subissent des traitements inégaux ou injustes, la liberté d’action des organisations syndicales est limitée par la loi ; de plus, la compétition est importante entre les organisations syndicales et la syndicalisation ainsi que les négociations collectives ne progressent pas. Afin de résoudre les défis qui se posent dans la suite, de même que pour établir des relations patronat-syndicat constructives, il est nécessaire de créer un système de consultation tripartite transparent et de promouvoir le dialogue social.
CCU : pour concrétiser la sécurité du travail et des relations patronat-syndicat constructives, le gouvernement, les syndicats et le patronat doivent comprendre les exigences et attentes des autres. Il faut donner naissance à un partenariat au moyen de la consultation tripartite et poursuivre ces consultations mutuellement profitables, en même temps que développer les ressources humaines, prévenir les antagonismes entre syndicats et patronat, mettre en place un salaire minimum permettant de subvenir aux besoins de base de la vie, etc.
CLC : pour créer de bonnes relations patronat-syndicat, il faut réfléchir au développement simultanément au niveau des entreprises et à celui du pays. Il est nécessaire d’établir un système de consultation périodique entre syndicat et direction sur le lieu de travail et de consultation périodique tripartite entre le gouvernement, les syndicats et le patronat, ainsi que de renforcer les compétences non techniques des personnes concernées grâce aux échanges et à la coopération avec des organismes internationaux et des associations de coopération extérieures.
Après ces présentations, le vice-secrétaire de la JILAF M. Saito est intervenu sur le thème intitulé « Le rôle et les tâches du mouvement syndicaliste japonais » en donnant des explications sur, par exemple, (1) l’histoire du mouvement syndical japonais, (2) le mouvement pour la productivité et les trois règles de la productivité et (3) les luttes syndicales du printemps ainsi que le système de consultation patronat-syndicat. Il a été suivi par le chef de groupe M. Tsuji, qui a parlé (1) des mesures sur le plan légal et (2) des politiques, etc. des organisations syndicales destinées à réduire l’impact négatif sur l’emploi de la Covid-19 au Japon.
Ensuite, les participants ont été répartis en trois groupes pour des discussions en groupes sur le thème « Les enjeux actuels en termes de relations patronat-syndicat ». Les présentations données à l’issue de cette activité ont mentionné, par exemple, (1) la nécessité de découvrir des points d’entente par des discussions sérieuses, puisque les positions, exigences et attentes des syndicats et du patronat diffèrent, (2) l’impossibilité pour un dialogue social fructueux de s’instaurer en raison du faible engagement dont font preuve le gouvernement, les syndicats et le patronat ainsi que le manque d’une structure légale, et (3) l’existence de discriminations entre les syndicats à l’intérieur des entreprises et l’absence d’un système de partage d’informations claires et fiables entre syndicats et patronat de même que d’un système de négociation.
Finalement, le vice-secrétaire de la JILAF M. Saito a clôturé le séminaire en indiquant qu’il espérait, (1) même si des relations patronat-syndicat constructives ne peuvent pas être établies du jour au lendemain, que les participants n’abandonnent pas et continuent de s’adresser aux employeurs à cette fin, (2) que le dialogue social entre gouvernement, syndicats et patronat soit promu et (3) que les connaissances acquises grâce à ce séminaire soient diffusées sur les lieux de travail de chacun et largement partagées.

Photos des participants

Invités de l’ITUC-CC

Site de séminaire (en haut à gauche) et participants de la JILAF

Site de séminaire (discussions en groupes)