Séminaires LFTU/JILAF sur les relations patronat-syndicat et la politique du travail au Laos

Photo de groupe des participants

La JILAF et la Fédération des syndicats du Laos (LFTU) ont organisé conjointement des séminaires sur les relations patronat-syndicat et la politique du travail, ayant pour thème principal « l’établissement de relations patronat-syndicat constructives en vue de prévenir les conflits patronat-syndicat », à Vientiane, la capitale du Laos, les 16 et 17 novembre ainsi qu’à Champasak, ville située dans le sud du Laos, les 18 et 19 novembre 2020. (Le Japon a participé en ligne à ces séminaires.) 76 personnes ont participé au séminaire de Vientiane et 63 personnes à celui de Champasak.
Lors du séminaire à Vientiane, le conseiller de la JILAF, M. Koichi Oyama, a prononcé une allocution d'ouverture décrivant l'importance de ce séminaire. Des allocutions ont également été prononcées par le directeur du département du travail de la LFTU, le directeur du département de la protection du travail du ministère laotien du Travail et de la Protection sociale (MLSW), M. Ponsisackof, et le vice-président de la Chambre nationale de commerce et d'industrie du Laos (LNCCCI), qui ont tous exprimé leurs attentes vis-à-vis de ce séminaire.
Après avoir mentionné les mesures prises au Japon pour minimiser l'impact de la Covid-19 sur l'emploi, le conseiller de la JILAF, M. Oyama, a abordé le sujet du rôle et des problèmes des syndicats, partageant principalement des informations sur les efforts visant à établir des relations patronat-syndicat constructives et à prévenir les conflits patronat-syndicat inutiles ainsi que sur leur contexte historique. Les participants ont posé des questions sur des sujets tels que les caractéristiques et les enjeux des conflits patronat-syndicat au Japon, les problèmes d’organisation syndicale, y compris parmi les travailleurs irréguliers, et les processus détaillés de négociation collective et de consultations patronat-syndicat, auxquelles le conseiller de la JILAF, M. Oyama, a répondu.
Par ailleurs, le directeur du département de la protection du travail du MLSW, M. Ponsisack, a expliqué en détail l'incidence des conflits patronat-syndicat au Laos et leurs processus de résolution, la LNCCCI a expliqué les efforts déployés par l'organisation des employeurs pour régler les conflits patronat-syndicat, et la LFTU a expliqué les mesures qu’elle a prises pour protéger les travailleurs dans le cadre de la pandémie de Covid-19 ainsi que le déroulement détaillé des procédures de résolution des conflits patronat-syndicat.
Après les conférences, les participants se sont répartis en groupes pour élaborer des plans d'action sur le thème des « efforts pour prévenir les conflits patronat-syndicat ». Les présentations des groupes comprenaient des propositions visant à (1) mettre en œuvre des activités organisationnelles et de communication régulières, (2) approfondir la compréhension mutuelle de la position de chacun par la divulgation d'informations aux syndicats et (3) constituer des documents écrits relatifs au contenu des contrats de travail. Le conseiller de la JILAF, M. Oyama, a exprimé son accord avec la proposition d’un plan d'action qui consisterait à documenter les contrats de travail, indiquant que le manque de documentation du contenu des contrats de travail était une cause majeure de conflits patronat-syndicat au Japon également. « En ce qui concerne les relations patronat-syndicat, a-t-il poursuivi, il est important d'étouffer les conflits patronat-syndicat dans l'œuf, non seulement grâce à la négociation collective, mais aussi par une communication mutuelle étroite. Plus particulièrement, la situation de pandémie de Covid-19 est grave en ce moment, mais c’est précisément dans une période aussi difficile qu’il est essentiel d'avoir des discussions approfondies. Je suis impatient de découvrir vos activités à l’avenir. »
Lors du séminaire à Champasak, dans le sud du Laos, après avoir mentionné le système de sécurité sociale qui soutient les travailleurs japonais ainsi que les mesures prises au Japon pour minimiser l'impact de la Covid-19 sur l'emploi, le conseiller de la JILAF, M. Oyama, a abordé le sujet du rôle et des problèmes des syndicats, partageant principalement des informations sur les efforts visant à établir des relations patronat-syndicat constructives et à prévenir les conflits patronat-syndicat inutiles ainsi que sur leur contexte historique. Les participants ont posé des questions sur des sujets tels que le processus de détermination du salaire minimum au Japon et le traitement des conflits patronat-syndicat en l'absence de contrat de travail, auxquelles le conseiller de la JILAF, M. Oyama, a répondu. Par ailleurs, comme lors du séminaire à Vientiane, le bureau de Champasak du MLSW et la LFTU ont donné des explications détaillées sur les conflits patronat-syndicat et leurs mécanismes de résolution, permettant ainsi aux participants du séminaire à Champasak d'également approfondir leur compréhension.
Les participants de Champasak ont également élaboré des plans d'action sur le même thème que lors du séminaire à Vientiane. Leurs présentations comprenaient des propositions visant à (1) créer des opportunités de communication tripartite régulière entre le gouvernement, les syndicats et le patronat et à (2) promouvoir la documentation des contrats de travail.
Enfin, le directeur adjoint du département de la protection du travail de la LFTU, a conclu le séminaire par le commentaire suivant : « Grâce à cette étude des relations patronat-syndicat et de la législation du travail au Japon et à nos discussions, nous avons obtenu des indices importants pour que le gouvernement, les syndicats et le patronat au Laos puissent progresser main dans la main. »

Photos des participants

Aperçu du site du séminaire